DICTIONNAIRE AMOUREUX DE L'AIDANT

O comme Objet

Ce blog est consacré aux Aidants…. Toutefois, je souhaite y consacrer une rubrique à ma Maman, Mamoune, pour transmettre à mes lecteurs une part de mon histoire, de son histoire, de notre parcours…d’aucuns y verront une façon de faire son deuil. Certainement. Mais avant tout ce qui m’anime, c’est de vous la raconter, car la maladie change une personne mais ne la définit pas, bien au contraire. La raconter permet de continuer à la faire vivre, telle qu’elle était avant…Belle, d’une énergie folle, généreuse, drôle, de mauvaise foi, belle, très belle et surtout aimante…

« Combien vous en voulez ? 20€ … Mon arrière grand-père l’avait acheté en 1920 au baron de Malpet !!! »

claire darling.jpgIl est sorti récemment le film « La folle journée de Claire Darling » qui résonne en moi. Son thème, son actrice…Catherine Deneuve, presque jumelle de maman (15 jours d’écart…) et ce côté altier et grande Duchesse!

Bref,…. le pitch du film : Un matin, Claire se réveille et persuadée qu’il s’agit du dernier jour de sa vie, elle décide de brader tous ses objets…

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DICTIONNAIRE AMOUREUX DE L'AIDANT

Dictionnaire amoureux de l’Aidant : J comme Journal intime

Le journal, parfait compagnon de l’aidant

A l’annonce du verdict (de la maladie de maman), je me rappelle avoir été saisie par un choc absolu. Je me souviens d’avoir tout laissé, du jour au lendemain: la maison, le travail, pour prendre mes quartiers dans sa chambre d’hôpital.

Premier petit dej d’aidant!

Dès le premier matin, je prenais une photo de mon petit déjeuner avec l’idée de tenir un journal de bord.

Il s’agissait plus de consigner que de rédiger. Et pour écrire, j’ai écrit, j’ai couché des mots, des pensées, des images aussi qui me traversaient l’esprit,comme des bulles de BD qui s’échappaient de ma tête cocotte minute.

J’ai tenu ce journal tout au long de ce que j’appelle « notre parcours », c’est-à-dire dix-huit mois. Et bien après, encore maintenant.

Au lycée, j’avais vaguement tenu un journal, comme toute ado qui se respecte; mais adulte, il ne m’avait semblé utile de poursuivre cette expérience. Je me suis rendue compte en faisant des recherches pour ce post, que le phénomène était assez en vogue ; relancé par le fameux « Journal de Bridget Jones » (Aidant, si vous aimez les sucreries bien dégoulinantes, je ne peux que vous inviter à (re)visionner cette douceur).

Il est maintenant avéré qu’écrire son journal procure des bienfaits nombreux et stimulants (pour en savoir plus, cliquer ici !) mais j’avoue que sur le moment, j’ai agi sans aucun recul, par pulsion et prise d’une nécessité assez vitale.

J’ai donc tenu un journal, presque au jour le jour, sans obligation, juste avec le besoin naturel d’écrire, quand cela me prenait. Je jetais les mots, les idées, mais surtout les ressentis ; sur le papier, de manière assez brouillonne.  Je savais juste que cela me soulageait et que je voudrais en faire quelque chose, un jour, sans vraiment savoir quoi, et quand. J’avais beaucoup d’images en tête, des photos que j’avais envie de prendre, des scènes de films analogues à celles que je vivais ou aussi dans lesquelles je me projetais.

Alors que dans nombre d’articles consacrés au développement personnel, on présente le journal intime comme une clef au bonheur, dans mon cas, c’était plutôt une soupape de sécurité.

Libérer les émotions, se décharger du trop plein d’angoisses, de peurs, de frustrations

Écrire tout ce qui me passait par la tête a surement été un moyen de mieux faire face à la réalité. De ne pas sombrer sous le poids de l’angoisse. De me décharger de mes peurs et de les partager avec un « alter égo », un compagnon, au regard neutre et sans jugement (dans le jargon psychologique, le journal intime est parfois appelé témoin interne).

Bien sûr, je relatais nombre de choses à mes proches mais il était souvent difficile de les raconter en simultané, et surtout avec des mots choisis, plus doux que la réalité ; je cherchais à ne pas transmettre mes angoisses, et à l’oral, je peinais à trouver les mots justes. Certaines situations me semblaient trop lourdes, trop difficiles à raconter. Je pense qu’elles me semblaient irréelles pour ne pas dire inhumaines et que même si je trouvais les bons mots, je rebutais à les utiliser.

Le journal est un jardin secret où personne ne vous juge, mais aussi où personne ne vous plaint. J’ai pu ressentir l’impression de me décharger d’un poids en écrivant, en trouvant la bonne distance avec mon quotidien mais aussi avec un éventuel statut de victime. Le journal est un espace où l’on se fait face, et permet de d’être totalement clair avec soi même, sans faux semblant, sans « se la raconter », sans enjoliver ni noircir la situation.

Garder les souvenirs

Sans vouloir me l’avouer au tout début, j’ai aussi écrit car j’avais envie de garder une trace, de consigner les événements. Une partie de moi ne semblait pas y croire, je trouvais vraiment la situation surréaliste, et une autre partie m’intimait de la nécessité de conserver, précieusement , ces moments. Par la suite, j’ai trouvé en cette période une vertu sans prix, celle d’avoir vécu au plus près de Maman, à la fois dans la maladie et dans les moments de répit, des moments précieux, des moments chéris, et les écrire me donnait le sentiment de les prolonger, de les garder un peu plus, eux et elle.

L’effet positif du journal intime dans nos vies a été prouvé scientifiquement (Notamment par les travaux de Matthew Lieberman, professeur de psychologie à l’Université de Californie (UCLA) .

Alors, si cela vous tente, voici quelques petits conseils pratiques pour vous inciter à vous lancer dans cette belle aventure.

Quelques conseils pour qu’écrire un journal vous fasse du bien :

  • Ne pas chercher à écrire un récit cohérent
  • Ne pas chercher à résoudre : En rester aux faits, aux doutes, aux craintes
  • Écrire au fil de l’eau
  • Ne pas attendre que tout soit clair
  • Essayer d’écrire régulièrement
  • Observer mais ne pas oublier de vivre !

DICTIONNAIRE AMOUREUX DE L'AIDANT

Dictionnaire Amoureux de l’Aidant …. D comme DANSE

 La danse fut une de mes principaux soutiens d’aidant. Elle m’a permis de me libérer de mes angoisses et mes fatigues, elle m’a fait me sentir joyeuse dans des moments abyssalement tristes, elle m’a permis de me socialiser quand je passais des journées entièrement seule avec maman qui n’était plus vraiment maman, elle m’a permis de sentir vivante, tout simplement…

Je ne raterai jamais une occasion de danser… Je ne raterai jamais une occasion de vous parler des bienfaits de la danse … c’est pourquoi, je m’appuie allègrement aujourd’hui dans un article de Elle.fr qui nous dit en quoi « la danse plus intelligent »  …. mais pas que… !

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DICTIONNAIRE AMOUREUX DE L'AIDANT, SLOW LIFE

Dictionnaire amoureux de l’Aidant : S comme Slowlife

Un jour, la vie et ses cabosseries vous attrape, vous rattrape et vous devez ralentir 

Busy woman

J’ai longtemps couru, au propre comme au figuré ; et l’époque où je courais le plus, au boulot à l’heure du déjeuner, le dimanche dans des compétitions locales, était aussi celle où je m’affairais le plus dans la vie. Vous savez à la trentaine quand vous êtes au summum des responsabilités familiales et professionnelles : jeunes enfants à déposer le matin à l’école, diverses intendances domestiques à gérer, activités à assumer le mercredi et le week-end, tournée des médecins, coaching de la nounou, bref, je ne vous propose pas un dessin, mais un gros nuage de points ! A l’époque, il n’y avait pas de nom de pour cela. Maintenant, c’est clairement identifié et c’est la  « charge mentale ».

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SLOW LIFE, UTILITES & FUTILITES DU QUOTIDIEN, VU DANS LA PRESSE

Comment vivre mieux avec moins ?

Soyons honnêtes : on a rarement une passion innée pour le rangement ou le repassage. Or quand on aide son proche, les tâches ménagères se multiplient comme des petits pains. Alors pour gagner du temps et s’alléger l’esprit, on est allé chercher des solutions du côté d’un concept qui commence à faire parler de lui : le minimalisme.

Moins on en a, mieux on se porte

Les dressings qui débordent pêle-mêle. Les soirées passées à ranger. Les bibelots qu’on époussette aujourd’hui, et bis repetita demain. Les chaussettes perdues ou encore les achats en triple… Face à l’encombrement des objets qui nous entourent, le minimalisme propose de mettre de l’ordre dans tout ça pour se concentrer sur l’essentiel. Il vise aussi à se débarrasser du superflu. Ses bienfaits sont connus :

  • On fait des économies en n’achetant que le strict minimum,
  • On voit sa charge mentale diminuer depuis que chaque objet à sa raison d’être,
  • Et on se libère du temps pour des activités qui nous ressourcent vraiment.

Comment ça marche ? 

communcation aidant
HUMEURS

Pour démêler des situations tendues avec ses proches, et si on essayait de se parler différemment ?

Votre maman ne comprend pas que vous soyez inquiet·e lorsqu’elle ne vous rappelle pas. Et quand ce n’est pas votre maman, c’est votre frère avec qui vous vous disputez sur ce qui est bon pour elle… En famille, les discussions peuvent parfois tourner au vinaigre. Dans ces situations, la «Communication Non Violente» (ou CNV) peut aider à apaiser les tensions.

Formidablement expliqué dans cet article de « Bonjour Fred » (Média positif qui vous aide à prendre soin de vous et de vos proches). Pour retrouver l’intégralité de l’article, c’est ici.

slow cinema aidant
HUMEURS, SLOW LIFE

“FALLING” Premier film de Viggo Mortensen

“FALLING” de Viggo Mortensen devait sortir ce mercredi 4 Novembre.

J’ai eu la chance de voir ce film en « avant première » au Grand Prix Cinéma ELLE 2020 mi-septembre.

Quand on a été aidant, quand on est aidant d’un parent qui perd son autonomie mais garde une partie de sa lucidité, comment ne pas se projeter dans ce film et ressentir le désarroi ce ce fils dévoué? Pourtant, le film ne se réduit pas à cela, et ce qui se passe et s’exacerbe dans ces moments de fin de relation. Il évoque toute la palette des sentiments qui colorent une vie : les relations parents enfants, la famille, la nature, l’amour et la perte de l’amour.

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femme charge mentale
ADMINISTRATIF, RESEAU ASSOCIATIF

ZOOM sur le réseau du Café des Aidants

Quand la coupe est pleine, on a parfois besoin de vider son sac. « Bonjour Fred« , média positif dédié aux Aidants nous parle de ce réseau d’entraides proche de chez vous.

Et il est souvent plus simple de parler avec des inconnu(e)s qui vivent une situation similaire qu’avec ses proches. Alors que diriez-vous d’un petit café entre aidant(e)s ?

Les Cafés des Aidants sont des lieux et des temps d’information destinés à tou(te)s les aidant.e.s, quels que soient l’âge ou la pathologie de leur proche. Ces rencontres sont gratuites, et sont animées chaque semaine ou chaque mois par des travailleurs sociaux et des psychologues autour d’une thématique qui varie : on peut par exemple aborder la culpabilité, le handicap, ou encore les gestes de soin. 

Ces cafés réunissent généralement une petite dizaine d’aidant(e)s, souvent des habitué(e)s. La première fois, on peut être déstabilisé(e) de (…) Pour lire la suite

Retrouvez mon premier Café des Aidants dans cet article précédent.

Pour trouver un Café des Aidants proche de chez vous : c’est ici

septembre
SLOW LIFE, UTILITES & FUTILITES DU QUOTIDIEN

Prendre le temps pour une rentrée plus sereine

Dans un climat général plutôt marqué par l’incertitude, comment se donner les meilleures chances d’appréhender la rentrée de manière sereine ? Back to basics, rappel de quelques fondamentaux….

Inspirer, expirer : travailler sa respiration !

Bien souvent, lors de périodes un peu agitées ou chargées, on se surprend « en apnée », le ventre gonflé et l’esprit obnubilé par une idée qui tourne et retourne dans la tête. Il me semble indispensable de savoir – ou de se rappeler – que le lâcher-prise commence par des exercices respiratoires. Bien respirer peut vraiment avoir un impact immédiat sur le corps et sur l’esprit, un réel apaisement instantané.

  • Petit exercice de respiration hyper simple
  • Expirer sur 3 temps
  • Bloquer sur 3 temps
  • Inspirer sur 3 temps
  • Bloquer et ainsi de suite, 3 fois de suite.
  • Quand le mouvement est maîtrisé, vous pouvez tenter d’allonger les cycles.
  • 10 minutes par jour suffisent

Bien respirer doit devenir une petite routine. D’ailleurs, elle constitue l’échauffement de sports doux tels que le yoga, le pilâtes, ou autres dérivés d’arts martiaux asiatiques tels que le Gi-Gong et bien évidemment, la méditation.

En complément à cet exercice de base, il faut parvenir à canaliser son esprit pour rester attaché, ancré, dans le moment présent, ne pas ressasser le passé ou se soucier de ce qui pourrait arriver. Travailler l’ »Ici et maintenant »… Facile à dire…