SLOW LIFE, UTILITES & FUTILITES DU QUOTIDIEN

Prendre le temps pour une rentrée plus sereine

Se doper aux feel-good movies, pour les soirées d’automne qui arrivent

Vous avez bien votre propre liste de films doudou! J’avais établi la mienne il y a quelques temps, et il faudrait que je songe sérieusement à la réactualiser. Mais en attendant, vous pouvez vous y fier, que des assurances “bon moment”.

Se programmer et échanger avec ses ami.e.s, des playlists

Sur le même principe que les films, certains chansons ou musiques ont le chic pour vous communiquer un certaine forme de joie et d’énergie. Ne résistez pas au plaisir d’esquisser quelques pas de danse …

En ce moment, pour moi c’est Jérusalema.

S’accorder du temps avec une activité bien-être, ou une envie

Le chant, la danse, ou pourquoi pas un massage… je suis en train de préparer un interview de mon amie Anne qui exerce et pratique les massages ayurvédiques et à qui j’ai demandé de s’occuper de moi pour la transition du changement de saison. Je prévois d’attaquer le mois prochain sa cure détox :  très utile pour le foie à la sortie de l’été et des excès d’apéritifs/ barbecue. Et, en attendant, je me suis bien sur réinscrite aux cours de danse et de Pilates de Marion. Incontournable…

J’ai aussi très envie de trouver un cours pour travailler ma voix, mais pas de professeur de chant dans les environs. En fouinant un peu, j’ai vu au programme de rentrée des Ateliers (d’écriture) Persona, des sessions de lecture à haute voix. Rendez vous est pris pour le prochain…

Développer l’écoute et l’attention aux autres

Trouver une association dans laquelle faire résonner ses envies et ses aspirations. Autour de moi, beaucoup de projets ont émergé à la sortie du confinement : permaculture, bénévolat scolaire, SEL (Système d’Échanges Local)…Reste à trouver la bonne formule, les causes ne manquent pas mais j’estime important de trouver les bonnes personnes avec qui partager son temps.

Diminuer sa dose de réseaux sociaux

Face au reproche de passer trop de temps sur les réseaux sociaux, on a tendance à répondre qu’on « gère » cette moderne accoutumance. Mais, incidemment, et souvent à l’insu de notre plein gré , force est de constater qu’ils cannibalisent un temps – incroyable.

Sans radicalement passer à la cure de désintox, on peut profiter de la rentrée pour démarrer une activité sportive, culturelle ou associative ancrée dans le réel, prendre soin de son corps, de sa vie sociale et culturelle, de son jardin . Le plus difficile est la première séance, allez un petit effort…. vous avez sûrement une liste d’envies établie pendant le confinement…

Faire des to-do lists

Personnellement, faire des listes, ça me rassure, avec ma mémoire de petit poisson rouge. Et puis, j’éprouve un tel plaisir à barrer LA tâche réalisée, même si la plupart du temps, ce sont deux ou trois nouvelles choses qui viennent immédiatement se greffer.

Pour en savoir un peu plus, je vous propose de découvrir deux approches différentes du sujet via les articles très fournis de deux amies blogueuses Circée et Maman Locaaa.

Une rentrée encore plus floue et incertaine

Malgré tous ces jolis principes et bonnes résolutions, il reste difficile de ne pas être cerné.e de questions : La vie va-t-elle reprendre son cours normal ? Comment le virus circule parmi nous ? L’horizon économique va-t-il se dégager ? Autant d’interrogations légèrement angoissantes auxquelles personne ne semble capable d’apporter une réponse claire.

Voici, quelques extraits de l’interview donné par Christophe André, le célèbre psy radiophonique, qui s’exprime dans le magazine « Elle » et nous donne quelques pistes pour aborder une rentrée un peu floue.

Il tire son enseignement de son expérience personnelle propre, de sa propension naturelle au stress, mais surtout, en réponse, de sa pratique quotidienne de la méditation et la tenue d’un journal intime. S’il n’a pas la réponse magique à toutes ces questions, il livre quelques clés pour faire face à l’irruption de l’adversité dans nos vies.

Pourquoi est ce si difficile pour notre psychisme de ne pas pouvoir faire des plans dans le futur ?

Notre cerveau est allergique à l’incertitude. L’être humain a besoin de pouvoir ranger le choses dans des cases, que ce soit « blanc » ou que ce soit « noir », qu’un évènement soit catégorisé « danger » ou « sécurité ». Le flou n’est pas quelque chose que notre esprit affronte facilement. Cela peut être anxiogène pour certaines personnes de ne pas savoir ce qui va arriver, quelle décision prendre.

Quelle est selon vous la pratique, ou la thérapie la plus adaptée pour affronter notre époque ?

Elles sont nombreuses. On  peut aussi bien se tourner vers la méditation que vers la psychologie positive des stoïciens. Surtout, il faut se rappeler de certaines évidences éternelles. Comme Nietzsche qui parlait de « grandes platitudes » :  profiter de l’instant présent, ne pas faire le mal , aimer ses proches et le genre humain … ces préceptes de sagesse universelle, que tout le  monde connait ! Le problème est de les appliquer.

Et la sagesse , c’est surtout un entrainement. Si l’on veut être plus calme, plus serein, il faut y travailler quotidiennement.

Vous vantez les mérites de la méditation . en quoi peut elle nous aider face à la crise sanitaire ?

Elle ne résoudra pas les problèmes concrets bien sûr mais elle peut nous aider à réagir face à l’adversité en faisant preuve de davantage de discernement. La méditation est un rendez-vous que l’on se donne avec soi-même, où l’on se pose, où l’on observe l’état de son corps, de ses pensées, où l’on apprend à accueillir ses angoisses, ses doutes, et surtout à les surmonter. C’est très utile. C’est la même chose que de tenir un journal intime . Un exercice très bénéfique qui permet de mettre au clair ses insatisfactions, ou des situations un peu floues. Toutes ces pratiques nous aident à devenir plus intelligent et plus résiliant. Cela nous amène à mieux profiter de la vie et ne pas nous affoler au moindre problème. Mais il faut avoir conscience que cela peut être contraignant. Il faut parfois se forcer à faire sa méditation chaque matin (ou chaque soir) alors uq’on a une furieuse envie de d’aller boire son café ou d’aller prendre une bière avec un copain.

Accepter que le monde soit incertain, ce n’est donc pas forcément fataliste Non. Accepter de vivre avec l’incertitude ne signifie pas qu’on est résigné ou passif. Simplement, on va agir de façon lucide, en conscience, réfléchie, sans trop se faire d’illusions. Ce qu’en méditation, on appelle l’”action juste”. Je m’engage, mais je sais que je peux me tromper, que mon action n’est pas forcément la bonne. Il ne faut pas remplir l’incertitude par une pseudo certitude. On ne peut pas éviter de se tromper . Cela n’empêche ni de s’engager ni de progresser.

Je vous souhaite une belle rentrée, remplie de vos envies réalisées.

Laisser un commentaire