slow cinema aidant
HUMEURS, SLOW LIFE, TEMOIGNAGES

“FALLING” Premier film de Viggo Mortensen

“FALLING” de Viggo Mortensen devait sortir ce mercredi 4 Novembre.

J’ai eu la chance de voir ce film en « avant première » au Grand Prix Cinéma ELLE 2020 mi-septembre.

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Jurée au Grand prix du Cinéma ELLE – Septembre 2020

Quand on a été aidant, quand on est aidant d’un parent qui perd son autonomie mais garde une partie de sa lucidité, comment ne pas se projeter dans ce film et ressentir le désarroi ce ce fils dévoué? Pourtant, le film ne se réduit pas à cela, et ce qui se passe et s’exacerbe dans ces moments de fin de relation. Il évoque toute la palette des sentiments qui colorent une vie : les relations parents enfants, la famille, la nature, l’amour et la perte de l’amour.

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Voici le résumé/critique que j’avais fait, bouleversée, à la sortie de la salle. ….Bouleversée aussi car pour cause de crise sanitaire, Viggo Mortensen n’avait pu en personne venir présenter le film – nombreux cris de désespoirs dans la salle – et nous avait à la place adressé un message vidéo touchant et sincère… Un regard empli d’intelligence et de bonté, un français impeccable, la grande classe ….Inspirant .

FALLING : premier film sincère et poétique

Qu’est ce qui fait qu’on aime un « homme des bois »? Une certaine douceur dans le regard, un rapport à la nature. Qu’est ce qui fait qu’on n’aime plus un « homme des bois » ? Une forme de violence dans le quotidien, le manque de mots pour exprimer ses sentiments.

Avant d’être un père sénile, vulgaire et cruel, Willis fut un homme aimant. Le premier plan du film montre son regard et sa caresse d’une douceur infinie pour sa femme endormie dans la voiture et les précautions qu’il prend pour la réveiller. Mais on comprend rapidement, aux premiers mots envers son bébé, que son affection sera rude et limitée dans son objet et dans son expression.

Alors que John, son fils adulte, fait tout pour rendre les derniers de sa vie plus confortables et plus apaisés, la violence reste de mise . Elle a grandi elle aussi, avec le temps et les frustrations. Les mots racistes, cruels envers les femmes de sa vie, ses enfants et petits-enfants, envers un société selon lui trop libérale, sont les seuls qu’il parvient encore et encore à exprimer. Face à lui, le regard et les gestes doux de son fils. Inlassablement. Accepter cet héritage de violence, comme un écho à « History of Violence » où Cronenberg confiait à Viggo Mortensen le rôle d’une homme paisible dans une vie campagnarde rattrapé par son passé. L’accepter, car la vie est telle et qu’elle nous inflige des choses brutales contre lesquelles on ne peut pas grand-chose à part se marier avec l’être aimé, élever du mieux possible une petite fille mexicaine, piloter au-dessus des nuages, boire sobrement, prendre soin de son jardin . Prendre soin de soi et des autres.

Le film ma fait l’effet d’un Terence Malik  mais avec des dialogues : la nature et sa beauté permanente, l’amour, la famille, les saisons de la vie. Beaucoup de personnel dans ce premier film de Mortensen, on lui excuse donc quelques petites longueurs et quelques répétitions, notamment dans la vulgarité cruelle du père. Elle est tempérée par les instantanés de nature, de rivière, de forêt.

Pour avoir vécu une situation parallèle, mais beaucoup plus apaisée,  je comprends sa volonté de saisir tout ce que l’on peut des derniers instants, même si c’est injuste, douloureux ou obscène. Ne pas avoir de regrets.

LES FILEUSES, TEMOIGNAGES

Aidant familial, une vocation ? Témoignage d’Isabelle

Isabelle et moi avons souvent eu des discussions autour des « choses de la vie » : la famille, la carrière, les loisirs, les amis, les projets. Elle était à mes côtés quand la maladie a frappé maman. A l’époque, nous travaillions ensemble et elle était aux premières loges de mon désarroi. Elle a été une présence indéfectible et une oreille attentive et bienveillante… Ce sont des choses que l’on n’oublie pas.

Aujourd’hui, elle  vit une situation similaire. Elle a accepté de nous faire partager cette expérience, au travers de son analyse et de ses ressentis. Elle pose des mots directs et clairs sur sa situation d’aidante en se livrant avec sincérité sur une situation à la fois universelle et personnelle : accompagner son parent dans la maladie.

Je la remercie du fond du cœur de ce témoignage intime.

Aidant familial, une vocation ? Devient-on aidant.e ou naît-on aidant.e ?

RESEAU ASSOCIATIF, TEMOIGNAGES

Plaidoyer pour les Aidants : 24h/24, 7j/7, 365j/an : Quel répit ?

Le collectif « Je t’aide – Journée nationale des Aidants  » a initié la rédaction de ce plaidoyer en janvier 2020 . Soit juste avant le début de la crise sanitaire du COVID-19. Les témoignages datent de ce “monde d’avant” le confinement.

Les aidants en première ligne

Les aidant.e.s ont été en première ligne pour permettre de faire de la place dans les hôpitaux au début de la crise. Pendant le confinement, alors que les intervenant.e.s à domicile, les professionnel.le.s de l’accompagnement, les infirmier.e.s, étaient indisponibles, ce sont les aidant.e.s qui ont pris le relais.

Pour beaucoup d’entre eux.elles, la crise a considérablement augmenté le poids de l’aide prodiguée. L’analyse des impacts a déjà été lancée dans une étude, pour recueillir “à chaud” leur témoignage .

Le besoin de répit qui est le cœur du sujet de ce plaidoyer, est plus que jamais urgent. Pour le lire, rendez-vous sur ce lien

TEMOIGNAGES, VU DANS LA PRESSE

Les coupeurs de feu, ces mystérieux guérisseurs qui apaisent les brûlures.

Article de Juliette Bénabent pour Télérama

Longtemps ignorés par la médecine, les coupeurs de feu guérissent les brûlures de la radiothérapie, les zonas, apaisent la douleur…

Leur nom circule par le bouche-à-oreille. Longtemps ignorés par la médecine, les coupeurs de feu guérissent les brûlures de la radiothérapie, les zonas, apaisent la douleur… On ne sait pas comment, mais ça marche.
À la clinique de Perpignan, on ne lui avait rien dit. Ni qu’elle serait douloureusement brûlée par les rayons de la radiothérapie, qui ciblaient une tumeur au sein droit. Ni que des gens, appelés coupeurs de feu, peuvent parfois apaiser la douleur. Après quelques séances de rayons, Christine, 52 ans, s’est retrouvée brûlée au troisième degré. Elle montre des photos : son sein, son aisselle, son cou, à vif. « Ma peau partait en lambeaux », raconte cette petite femme pimpante, qui a teint en rouge vif ses cheveux repoussés depuis la fin du traitement, il y a un an.


Devant ses douleurs « insoutenables », son médecin l’a mise sous morphine. Une infirmière venait changer ses pansements trois fois par jour. Alors Christine s’est souvenue du monsieur qui avait, un jour, guéri sa grand-mère d’un zona. « Je l’ai appelé, il m’a reçue le jour même. Je me suis allongée sur la table de son cabinet, il a mouillé ses mains et les a posées sur mes brûlures, à travers les pansements. J’ai senti la chaleur de ses paumes et, en quelques minutes, la douleur s’est éloignée. J’ai fondu en larmes : enfin quelqu’un m’aidait, c’était la fin d’un cauchemar. »

RESEAU ASSOCIATIF, TEMOIGNAGES

Maisons de vie, maisons d’envies : Une écrivain nous livre une nouvelle délicate sur la fin de vie.

La fin de vie, la maladie, la mort : voilà des sujets susceptibles de concerner chacun d’entre nous un jour ou l’autre, en tant que malade ou en tant que proche aidant, et ce quel que soit son âge.

Ce ne sont pas des sujets auxquels on n’a pas envie de penser, que l’on cherche plutôt à éviter et pourtant : il est possible de faire de la fin de vie un moment serein, encore riche de moments doux avec ses proches. Un peu partout en France, des gens se battent pour faire émerger des Maisons de Vie, qui permettront à chacun de vivre sa vie jusqu’au bout dignement, des lieux qui offriront du répit aux proches aidants et qui leur donneront l’opportunité de se retrouver sans que la maladie ne vienne interférer.

Hélène Blockelet

Mais comment expliquer cela au plus grand nombre ? Comment sensibiliser le grand public à ce sujet tabou ? L’association « Maison de vie, Maison d’envies », dans les Côtes d’Armor, a décidé pour cela de faire appel à une écrivain, Hélène Blockelet, pour écrire une nouvelle qui interpellerait les lecteurs et les aiderait à comprendre le principe et l’intérêt d’une maison de vie.

Sensibiliser le public avec une nouvelle

Cette nouvelle, la voici. La fin sera à découvrir en suivant ce lien qui vous conduira au site de l’association…

TEMOIGNAGES, VU DANS LA PRESSE

Un bar à vins en service palliatif !

A l’occasion de la journée mondiale des soins palliatifs, ce samedi 12 octobre, je relaie un article de la Revue du Vin de France, qui présentait dans un article de septembre une belle et originale initiative.

Le docteur Virginie Guastella est à l’initiative de l’ouverture d’un bar à vins au cœur du service des soins palliatifs du CHU de Clermont-Ferrand. Elle nous explique le sens de sa démarche.

TEMOIGNAGES

Aidant jusqu’à l’épuisement

Ce sont 11 millions de Français qui aident au quotidien un parent, un enfant, un ami malade. Vous en faites peut-être partie, vous aussi. C’est un dévouement de tous les jours, épuisant et chronophage, qui n’est souvent pas entendu, pas compris. Alors que faire pour soulager les aidants ?

Retrouvez ici l’émission « le téléphone sonne » (France Inter) du mercredi 2 octobre, consacré à ce sujet.

Ils jouent le rôle de couteau suisse. Soutien moral, aide à la toilette, gestion des tâches administratives et du quotidien, surveillance dans la prise des médicaments. Ces attributions, elles ressemblent en grande partie au travail d’un aide-soignant, un professionnel. Pourtant, tous ces gestes sont pratiqués par des personnes sans formation particulière. Hélène Rossinot est médecin et spécialiste de santé publique :

On peut arriver à avoir des aidants en burn-out, épuisés.

ADMINISTRATIF, RESEAU ASSOCIATIF, TEMOIGNAGES

Mon premier Café des Aidants

La semaine dernière, je me suis rendue à la réunion mensuelle du Café des Aidants.

Accueillie par Gaëlle la Co-animatrice, je découvre une grande pièce lumineuse et accueillante, qui ressemble à une salle de médiathèque avec ses étagères, ses tables, chaises mais aussi fauteuils colorés et chaleureux, des assiettes de friandises et autres douceurs sucrées qu’on devine réconfortantes.