SLOW LIFE, VU DANS LA PRESSE

Le monde d’après : vers une société du Care?

On assiste aujourd’hui à l’éclatement d’un modèle de société, aussi bien national qu’à l’échelle planétaire, où un événement résultant de « la norme sociale la plus basse » (marchés alimentaire de Wuhan) fait basculer le monde. En bout de chaine des événements, apparait une constante : la mise en lumière des métiers du soin, hissés au premier plan quand ce n’est pas au rôle de héros!

Le Care selon la philosophe Cynthia Fleury

A l’heure où les penseurs, mais aussi les politiques, les associations, les entreprises amorcent une réflexion sur « le monde d’après », je vous propose de retrouver les grandes lignes de l’Interview de la philosophe et psychanalyste Cynthia Fleury, qui expose les principes et enjeux de la société du Care.

La société du Care, concept basé sur le « Prendre Soin », est une société où l’on comprend que nos interdépendances sont des forces,

HUMEURS, SLOW LIFE

Confinement : et si vous vous mettiez aux MOOC ?

La crise sanitaire qui nous contraint chez nous a stimulé une foule d’initiatives solidaires, créatives, artistiques. Mais elle a également remis sur le devant de la scène des dispositifs d’apprentissage jusque là un peu mal-aimés : les MOOC.

Mais au fait, c’est quoi un MOOC?

Un MOOC est une plateforme numérique d’apprentissage : Massive Open Online Courses, – que l’on pourrait traduire en français par le gracieux « FLOM » : Formation en Ligne Ouverte Massivement- qui permet à chacun de se former sur de multiples sujets, quel que soit son niveau d’études, ou son pays. Que ce soit par motivation personnelle ou afin d’enrichir son CV, les MOOC sont aujourd’hui une bonne alternative aux formations classiques. Ils permettent de se former à son rythme, n’importe où et à moindre coût.

HUMEURS

Belle journée – confinée – de l’Art!

Avant la crise sanitaire, dans une autre vie pour ainsi dire, les rédacteurs web, Community Managers et autres métiers de la Communication, nous aimions à célébrer les fameuses journées internationales de …… Mais la crise a tout bousculé et a balayé les grands marronniers éditoriaux. Il n’en reste pas moins qu’aujourd’hui 15 avril, à l’occasion de la journée internationale de l’Art, je me suis souvenue d’un vieil article du blog qui traitait des « prescriptions de visites de musées sur ordonnance » pour les malades et leurs proches aidants. Alors, bien sûr, à l’heure du confinement, tout cela n’est plus d’actualité.

Mais j’ai une pensée pour les malades chroniques et leurs proches aidants, à la joie et aux instants de bonheur

que peut instiller l’art dans une journée doublement confinée et, vous propose de visiter virtuellement quelques prestigieux musées et expositions inspirantes.

L’exposition Pompéi prévue au Grand Palais pour cette fin mars et reportée à …? que je vous propose de découvrir en cliquant ici.

Comment, bien sûr, ne pas songer au Louvre, dont les fréquentations virtuelles battent tous les records .

Domenico Ghirlandaio,
Portrait de jeune homme

Et puis, en tant que Montpelliéraine, c’est avec un plaisir chauvin que je vous invite dans le deuxième musée français le plus fréquenté, au musée Fabre qui accueille – jusqu’au 26 avril – l’exposition temporaire consacré au peintre Jean Ranc (1674-1735), notamment portraitiste officiel des cours d’Espagne et du Portugal. Vous pouvez retrouver virtuellement, à partir du vendredi 17 avril, cette exposition et choisir d’y passer de 5 minutes à 2h, en cliquant https://impakt-360.com/realisation-musee-fabre

Enfin, je souhaiterais terminer cette invitation par le partage de photos prises lors de l’exposition Kiki Smith, peintre, sculptrice, graveuse américaine, que j’ai eu la grande chance de pouvoir admirer en janvier à la Monnaie de Paris.

HUMEURS, RESEAU ASSOCIATIF

Cap sur le 11 mai en bonne santé !

Depuis le début de la crise sanitaire, les initiatives solidaires fleurissent un peu partout. Pour que le « FILENTRENOUS » soit à la hauteur de son nom, je relaie dans ce blog les initiatives susceptibles d’aider les plus isolés, les plus vulnérables.

Aujourd’hui, je vous propose le site de SIELBLEU qui propose des séances de sport pour les plus fragiles, mais aussi des séances d’activités pour les familles ou encore les télétravailleurs, sans oublier les aidants et les soignants. Bravo et merci

Alors bonne séance!

Et n’oubliez pas, j’attends vos témoignages, conseils, informations et adresses utiles.

HUMEURS

Comment préserver son mental en temps de confinement?

Il est des mots qui remplissent l’actualité. Confinement est celui du moment. Nous, humains, terriens, vivons cette expérience collective et intime de manière très diverse : selon le niveau de développement de notre pays, d’information et d’action de notre gouvernement, de la taille de notre ville, de la connexion à la nature environnante, du confort de notre maison, de notre appartement, de notre propre capacité à adapter notre habituel fonctionnement psychologique.

Il y a de cela quatre ans, je me suis auto confinée dans une chambre de clinique pour veiller sur un être cher, puis, je me suis confinée dans le rôle d’aidant, puis dans le chagrin, puis j’ai été confinée dans la douleur morale et physique. De toute expérience douloureuse, il nous est promis des bouleversements, une nouvelle façon d’envisager sa vie, de nourrir son quotidien. Il nous est promis du mieux, sinon du bien. C’est ce que j’ai essayé d’extraire d’un chaos, tirer du positif, au moins des enseignements d’une expérience qui peut s’avérer insoutenable.

Accepter la situation

C’est sans doute, un des points les plus délicats. Mais c’est essentiel et fondateur.  

Lorsque l’on subit une situation difficile, imprévue, inédite, pour laquelle on n’a aucun repère habituel auquel se raccrocher, cela génère des questions, des angoisses, et une possible kyrielle de sentiments négatifs et exacerbés : colère, déni, énervement, irritabilité, qui alimentent eux-mêmes des situations encore plus tendues, avec son entourage (confiné) ou avec soi-même.  Alors, je sais, quand je parle d’accepter, ça peut sembler « Mantra pour les nuls » ou injonction facile, mais lorsque l’on y parvient, c’est réellement un bienfait et un apaisement.

Accepter : Bien plus facile à dire qu’à mettre en œuvre.

A un ami très grand fumeur qui essayait pour la énième fois de s’arrêter, un docteur avait dit « Vous verrez un jour, forcément vous vous arrêterez ! Autant que ce soit avant votre mort ». J’ose le parallèle, dans notre situation subie : à force de plaintes, de râleries, de colères et petits actes de rébellion (contre qui en vérité ?) contre-productifs, le constat s’impose de lui-même : on n’a pas vraiment le choix, on est contraint, de toute façon, il va bien falloir se résoudre à vivre cette situation selon les règles édictées.

On peut à ce sujet, relire les préceptes des stoïciens qui distinguent les choses qui dépendent de nous et sur lesquelles nous devons concentrer nos efforts, et d’un autre côté les choses qui ne dépendent pas de nous, contre lesquelles il est vain de lutter et que nous devons au contraire supporter et accepter, selon le principe de détachement. Mais nous y reviendrons plus tard

Alors, comment faire ?

S’il reste difficile de transiger avec la situation, on peut commencer par prendre acte de nos émotions, et accepter l’irruption même de tous ces sentiments nouveaux et vifs, ces comportements qui nous animent. Ne pas se voiler la face ni se mentir à soi-même. « Oui, j’ai beaucoup moins de patience que d’habitude ! » « Et oui, tu m’énerves, tu m’agaces » « Oui, j’en veux à la terre entière ».

Extérioriser : écrire, parler,…

Une fois cela posé, il existe plusieurs chemins menant à l’acception. Extérioriser est un outil précieux. Chacun l’utilisera à la manière qui lui correspond le mieux : crier, chanter, écrire, parler, courir, danser. Libérer le corps et la parole.

La méthode la plus « technique » ? Avoir recours à un psy . Par temps de confinement, la profession s’est mise à la téléconsultation. C’est très pratique, Doctolib, et autres plateformes médicales proposent d’assurer les rendez-vous en Visio, (sans oublier l’encaissement PayPal!) Mais ils ont aussi de plus en plus recours à des messageries grand public via Facebook ou Whats app , ou tout simplement ce bon vieil appel téléphonique pour les personnes non connectées.

En France, nous ne sommes traditionnellement pas portés sur l’aide psychologique. Cela ne fait pas partie de notre culture, contrairement aux anglo-saxons. L’enjeu est cependant de taille. Le directeur général de la Santé Jérôme Salomon a annoncé la création d’une cellule d’aide psychologique via le numéro vert 0800.130.000, afin d’aider les Français désemparés face à la menace épidémique du nouveau coronavirus et aux mesures drastiques du confinement.

Si vous n’êtes pas fan de la thérapie, je vous conseille vivement de recourir à un bavardage débridé avec votre meilleur-e ami-e (au phone bien sûr). Parler à ses ami-e-s a des vertus thérapeutiques indéniables. Au minimum, vous vous êtes reconnectés par la voix à de la bienveillance, de l’humour, de l’écoute. Et ces vertus de sororité ou de fraternité sont encore plus appréciables en temps chahuté.

Au moment où nous n’avons pas de date précise de cette sortie de déconfiture, (lapsus écrit, assumé et gardé), nous sommes un petit groupe d’amis à nous être fixés des retrouvailles le dernier week-end de juin; parenthèse qu’on essayait d’ailleurs de caler depuis longtemps! Comme quoi, on revoit l’ordre de ses priorités…. Cette perspective joyeuse est inscrite en bleu horizon dans mon agenda.

Et puis, il y a l’option du journal intime. Dans ce cas, vous parlez à votre meilleur meilleur ami : Vous ! Depuis le début de la crise, fleurissent toutes sortes d’initiatives pour tenir des journaux de confinement. Pour ma part, j’écoute le répondeur de France Inter (Le répondeur #Maviedeconfiné 01 56 40 68 68 ) et sur Instagram, je cède au plaisir régressif de celui d’Emmanuel Barré (Attention, humour noir et trash, à ne pas mettre entre toutes les oreilles, assez cynique, radical).

Depuis 4 ans, j’ai pris l’habitude d’écrire un journal intime et j’avoue que j’y trouve un précieux exutoire, un refuge.

Quand on a expulsé ses idées grises ou noires, quand on est parvenu à extérioriser ses négativités, une autre façon diamétralement opposé mais complémentaire consiste à se recentrer.

Méditer

Méditer pour s’accorder un moment, retrouver le calme, la paix intérieure.

La méditation est un rendez-vous avec soi-même, comme un cadeau précieux que l’on s’offre. Il permet de se recentrer sur l’essentiel, ses envies, ses désenvies. Bien sûr, si vous êtes novice, cela peut vous sembler difficile : se retrouver seul avec soi-même n’est pas forcément un exercice accessible. Ça nécessite un petit entrainement et un minimum de pratique pour y trouver du plaisir, un peu comme le jogging …Et puis, ça fait peut-être longtemps que vous n’avez pas eu cette opportunité.

Se retrouver seul, dans le silence, vous serez certainement assailli par un flot de pensées. Laissez-les venir ! ça fait partie du rituel. Et si vraiment, c’est trop difficile, vous trouverez sans peine des applications ou comptes proposant des méditations guidées. Depuis quelques temps, il en fleurit pas mal, plus ou moins inspirées et plus ou moins onéreuses…

Même si elle peut être sujet à critique ou raillerie de la part des médecines dites traditionnelles, il est avéré que la méditation  présente une première vertu physiologique : celle de poser sa respiration. Préalable à tout exercice, un moment « sas » pour (ré)apprendre à respirer. Sacrée pied de nez au virus qui s’attaque à nos poumons. Respirer calmement, sans se bloquer, c’est tellement bénéfique en période de stress ou de crises d’angoisses. S’il ne reste que cela, c’est déjà çà!

 Si vous parvenez à un premier lâcher prise et que vous vous découvrez des affinités avec cette pratique, vous pouvez prolonger par le Yoga, le Gi Gong, ou le Chakra Danse, qui prônent et développent l’harmonie entre corps et esprit, et donc l’équilibre intérieur.

Ne pas oublier que méditer, comme la plupart des activités qui nous font du bien, c’est prendre soin de soi pour pouvoir prendre soin des autres.

Se recentrer aussi grâce à ce qui nous fait du bien

Ca fait longtemps que vous n’avez pas dressé la liste de vos envies ? Pour ma part, cela commence toujours par un voyage, avec si possible plein de rencontres ou des retrouvailles avec des amis. Depuis ces dernière semaines, cette liste tourne dans ma tête. Elle est un peu brouillonne mais je vais me poser et la reformuler avec intention :  Y mettre plus de conscience et moins de caprices !

Mes priorités vont bien sûr aux retrouvailles avec ma famille et mes proches, mais ça, c’est le niveau non négociable, le niveau O. Quand je parle du niveau 1, celui de ce qui me ferait le plus plaisir (outre d’éliminer les kilos accumulés en confinement), ce sera toujours et encore un voyage. Bien que j’aie plusieurs destinations en tête, je vais me forcer à choisir et à me concentrer sur sa préparation :  recueillir des photos, des reportages, tracer un parcours, prévoir des rencontres artistiques, inspirantes, créatives.  

L’année suivant le décès de maman, j’ai battu mon record en terme de voyages. Je les ai enchainés et je ne pense pas que ce fut seulement une fuite en avant, je les ai chacun orchestrés avec un objectif d’incarnation personnelle : le Pérou avec mon père et mon neveu, Lisbonne avec deux très chères amies, Londres avec ma fille, Essaouira, Bristol. J’ai vu des paysages époustouflants et passé des moments inoubliables et intenses. Mais je me disais que j’avais vraiment exagéré sur mon empreinte carbone!! Voilà, je me suis fait rattraper par la patrouille. En tout cas, en ce moment, je voyage dans mon salon, j’ouvre les vieux carnets de route, je trie les photos de mon ordinateur, je prépare une sélection de celles à imprimer et garder toujours auprès de moi, pour de vrai. Petite digression , mais il n’y a pas que les voyages dans la vie…

Alors autorisez vous à dresser une folle liste non exhaustive de vos envies, ne vous censurez pas et vous verrez bien par laquelle vous allez commencer : voyager, mais aussi danser, chanter, peindre, cuisiner, jardiner, téléphoner, coudre, bricoler, lire, écrire, écouter, visionner de vieux films, succomber aux bienfaits de la sieste, revoir des dessins animés, regarder les fleurs pousser, concocter un apéritif, apprendre une langue étrangère, jouer d’un instrument, faire de la gym,pourquoi pas de la Pole dance ? …Comme c’est bon de faire des projets…

Enfin, comment se sentir utile et l’être!

Bien sûr, vous l’aurez compris, je parle de confinée à confinés. Je fais partie de cette moitié de l’humanité qui ne sort pas travailler, qui ne contribue pas opérationnellement à ce qu’elle continue à tourner bien rond .

Depuis le début de l’article, j’évoque des choses sur lesquelles nous pouvons agir, ou moins subir. Certaines peuvent sembler décalées ou futiles mais comme je l’évoquais, et comme je me le répétais souvent pendant mon expérience d’aidant, lorsque je culpabilisais, « On ne peut aider les autres que si on est soi même en forme ». Alors, partons du postulat que nous allons bien, que nous avons médité, visualisé et programmé la liste de vos envies, nous voilà fin prêts à œuvrer pour le bien être de la collectivité.

Comment faire sa part en temps de crise ?

Sans vouloir jouer les moralistes, ce n’est ni mon genre ni mon but, je pense qu’il est d’abord prioritaire de respecter les consignes #Restezchezvous, à laquelle nous injonctionne nos dirigeants et nous implore le personnel soignant. Cela me semble un minimum de respect envers leurs efforts colossaux et le travail titanesque qu’ils accomplissent jour et nuit.

Je pense que nous pouvons ensuite profiter de ce temps pour écouter notre entourage et, de fait, entendre les besoins et les attentes des uns et des autres : voisinage, personnes isolées, malades, vulnérables. La crise a mis à jour des situations cachées, banalisées et occultées par notre ancien rythme. Le temps nous est donné à partager avec ceux qui en ont le plus besoin,et être présent au vivant qui nous entoure.

Tel le colibri, l’occasion nous est donnée de faire notre part en fonction de notre situation, notre contexte de vie, nos capacités, nos aspirations. Choisissons une tâche, petite ou grande, chargeons là d’intentions et faisons de notre mieux.

Il est bien sûr aussi possible de soutenir une cause : financièrement via une association, (Fondation de France, Secours Populaire, Unicef, Un enfant par la main, …) ou en donnant de son temps auprès d’enfants de soignants, via le site En première ligne, d’aidants , de producteurs agricoles via la plateforme Desbraspourtonassiette.

Et puisqu’il y aura un après,

Enfin, pensons à l’après et conservons à l’esprit précieusement tout ce que ce bouleversement nous a inspiré, le tri que nous avons fait dans notre vie, les priorités, le beau, le triste, la conscience de la maladie et de la mort, la douleur du deuil mais aussi de la permanence de la nature, des liens qui libèrent, de la force de l’amitié, de l’apaisement du chant, des vertus des choses simples, de la joie du superflu aussi, de la nécessité du sport et de la vraie nourriture. Construisons-nous même le jour d’après, le mois d’après, notre vie idéale. Emparons-nous de la chose publique,

Ne la laissons pas aux profiteurs de guerre (dédicace particulière à la grande distribution, vers qui je garderai un regard attentif quant aux bonnes pratiques et à l’usage des bénéfices actuels), aux politiciens moralistes et égocentrés, aux opportunistes à la voix haute. Sachons garder à l’esprit mais aussi dans nos soutiens et nos gestes repensés, les personnes que nous applaudissons, que nous remercions, qui nous émeuvent, qui nous font rêver, qui nous parlent au cœur, soignants inconnus ou amis chéris . Construisons un « Après » idéaliste mais concret.

Toujours sur le sujet : sept conseils simple pour survivre à confinement 

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HUMEURS, SLOW LIFE

Cinq choses écolos à faire en temps de confinement

Même confiné dans son salon ou à son bureau de télétravail, il est encore possible de réaliser des actions en faveur de l’environnement.  Devant la baisse sensible de la pollution (depuis janvier : diminution de -62% de l’empreinte carbone des français), devant certains signes positifs du réveil de la nature et de certaines espèces animales, ce moment si particulier est peut être l’occasion rêvée et idéale pour cela.

Le plogging est un mot d’origine suédoise pour décrire l’activité de nettoyage citoyen qui combine jogging et ramassage de déchets.

Dans ce grand moment de confinement planétaire,

HUMEURS, SLOW LIFE

Éloge de la lenteur

A cette question d’un admirateur : Combien de temps avez-vous mis à faire ce dessin ?  « 60 ans !» avait répondu Picasso.

Avant le décret de confinement, nous tombions unanimement d’accord pour voir dans nos agendas saturés le premier marqueur d’une vie où le rythme effréné, l’urgence, la vitesse avaient pris le dessus. A cela, s’ajoutait la précipitation, la nécessité d’accélérer pour parvenir à tout réaliser. Une forme d’hyperactivité boulimique; un constat sans appel et une prise de conscience d’autant plus massive en ces temps de pandémie mondiale.

Les exemples ne manquent pas, tant dans nos obligations professionnelles que nos rendez-vous amicaux ou familiaux. Bien sûr, les contraintes de disponibilité propres à chacun sont indéniables mais il y a comme une forme d’injonction sociale, si ce n’est personnelle, à faire toujours plus, et aussi,… à le montrer!

Cet hiver la grève, et maintenant la crise sanitaire, nous clouent au sol, nous forcent à changer de braquet. Bien avant cela, dans mon cas, c’était un autre événement, beaucoup plus intime mais tout aussi sidérant qui me stoppa net.

Cher lecteur vous le savez, c’est la maladie soudaine et foudroyante de maman qui me conduisit à mettre ma vie entre parenthèses. L’état d’urgence intérieur mit fin à toute autre urgence. Quand la vie, ou plutôt quand la maladie vous contraint à ralentir, vous accordez une importance toute relative à vos priorités de la veille. Mais après l’avoir subi, j’ai pu apprécier à sa juste valeur, et définitivement adopté le mode « Slow Life ». C’est forte de cela que j’aimerais vous faire partager cette expérience très particulière.

Les vertus du ralentissement

Avec le confinement et ses répercussions, de plus en plus de voix s’élèvent pour voir dans ce soudain ralentissement général l’occasion de repenser en profondeur notre fonctionnement, re-tisser des liens, entre humains, ou nous relier à la nature. Nous reconnecter au vivant et aux choses simples.

Depuis le décret de notre mise sous cloche, les témoignages de tous horizons affluent :

·  Une amie m’a dit qu’elle allait enfin pouvoir apprendre à son fils de 4 ans à faire du vélo (bonne chance sur la terrasse !)

·  Le jardin de ma sœur est rose de plaisir à l’annonce de ses prochaines et régulières visites

·  Pour ma part, j’ai décidé de faire mon pain moi-même (quelle aventure!), de réaliser une nouvelle recette de cuisine par semaine (je ne crois guère à la durée de 15 jours annoncée), de finaliser ma future expo photos, dont le thème est…. « Slow life » et dans un tout autre registre de m’attaquer à l’histoire de ma famille.

·  Sur les réseaux sociaux, fleurissent de conseils de lecture, de visionnage de films, de visites de musée virtuelles, de cours de gym en live,…. Un coup de cœur tout particulier pour le spécialiste du confinement Thomas Pesquet, qui prodigue via les réseaux sociaux un foule de conseils utiles et ludiques.

Lenteur, luxe et création

Pourtant tout cela n’est pas nouveau. Bien avant l’arrivée de ce virus mondialisé, des réflexions de fond émergeaient et se voulaient de plus en en plus disruptives de nos modes de consommation. Parmi elles, le mouvement « Slow » qui, depuis quelques années, s’organise à travers le monde : Slow Food, Slow Travel, Slow Flower, et même Slow Fashion .

« J’ai le sentiment que nous vivons une époque d’accélération sans précédent. Le résultat de cette hâte est un appauvrissement de la création. Dans la mode, on a à peine fini une collection qu’on passe à une autre, puis à une autre,(…)  constatait le couturier Azzedine Alaïa, qui avait choisi de présenter ses collections quand elles étaient prêtes et non selon le calendrier fixé.  

Et si la lenteur, était la qualité de savoir jauger à sa juste valeur et profiter du temps qui nous était donné ? Et si c’était une autre manière de vivre, d’agir calmement après avoir longuement – ou rapidement – réfléchi. S’il nous était donné de pouvoir prendre le temps de faire les choses avec rondeur, harmonie, créativité ?

Résister

« Chacun son rythme, comme on dit. Je ne pense ni du mal , ni du bien de la lenteur ou de la vitesse. Ce qui ne va pas, c’est l’accélération aliénante, imposée; ces échéances toujours plus rapprochées, intenables. »

Dans « Rendre le monde indisponible » la philosophe Hartmud Rosa prône, non pas un éloge de la lenteur mais un regard indulgent sur les personnes lentes, qui vivent à leur propre diapason. « Les lents ont leur propre rapport au temps; en fait, ce sont des résistants. »

On en revient donc à cette notion de résistance, élevée à son plus haut point ces derniers jours avec la déclaration « d’état de guerre » mentionné à plusieurs reprises par le Chef de l’État.

Notre utilité sociale, notre productivité, se voit relativisées en temps de pandémie. On en appelle à notre créativité pour faire face à la réalité quotidienne du confinement. Qu’elle soit mise au service de l’éducation de nos enfants, de la protection des plus fragiles et isolés, ou pour soutenir le corps médical, on assiste à un renouveau de la pensée créative face au ralentissement de la cellule familiale, d’un pays, du monde. Et ça fait du bien….

Ouvrages de référence

  • « Prendre le temps »  Azzedine Alaïa et Donatien Grau . Actes Sud
  • « Éloge du retard » Hélène Heuillet – Albin Michel
  • « Rendre le monde indisponible » Hartmud Rosa – La découverte
  • « Les hommes lents, résister à la modernité » Laurent Vidal – Flammarion
DICTIONNAIRE AMOUREUX DE L'AIDANT

Dictionnaire Amoureux de l’Aidant : E comme Équilibre

“Le rassurant de l’équilibre, c’est que rien ne bouge. Le vrai de l’équilibre, c’est qu’il suffit d’un souffle pour tout faire bouger.” Julien Grack

A l’époque où elle rentrait dans la vie active, ma fille avait mis dans son CV, à la rubrique « point fort » : équilibrée! J’avais trouvé cela original et plutôt culotté. On l’a souvent questionnée sur ce point lors de ses entretiens d’embauche. Je trouvais qu’elle avait ainsi désamorcé nombre de questions tournant finalement autour de cette notion sous jacente : Que font vos parents ? Etes-vous en couple? Désir d’enfants ? Pratiquez vous un sport? Etc, etc…

Être en capacité d’être un (bon) aidant, efficace, passe par garder à l’esprit son propre équilibre.

Au début de mon parcours d’aidant, mon esprit, ma vie, mon quotidien ont été de l’ordre du chaos total. Je ne me posais même plus la question de ce qui était équilibré ou de ce qui devait l’être. En fait, cela n’avait plus aucun sens, ni même aucun intérêt. Ce n’était tout simplement pas à l’ordre du jour. J’avançais, sur le fil, comme je pouvais. Je subissais les événements. Et puis un jour, j’ai compris que si je devais vraiment pouvoir aider, il fallait que je sois stable, du moins stabilisée. Cela a coïncidé avec le début de mes problèmes physiques : mes douleurs cervicales, et, par conséquence, mon intérêt nouveau pour les pratiques sportives dites d’équilibre, comme le Yoga ou mieux, le Pilates.

Pratiquer un sport d’équilibre : Yoga ou Pilates

Les postures d’équilibre m’ont semblé extrêmement difficiles au début. Je pense tout simplement que c’était parce ce que je démarrais dans la pratique et que, comme j’ai pu le comprendre par la suite, au niveau du mental, tout était plutôt sens dessus dessous.

Lire la suite « Dictionnaire Amoureux de l’Aidant : E comme Équilibre »
SLOW LIFE

Connaissez-vous le mouvement SlowFlower?

Le mouvement SlowFlower, en provenance des pays anglo-saxons arrive tout doucement, chez nous. Il a commencé à être mis sous les projecteurs dans le courant de l’année 2018, et je vous propose quelques bonnes raisons de l’adopter :

renoncules slow flower

Ça a du sens : on se préoccupe de la traçabilité de notre nourriture, alors pourquoi pas de celle de nos bouquets ? Près de 90% des fleurs coupées sont importées, et pour la plupart, chargées en conservateurs chimiques pour assumer le temps de transport.Comme pour SlowFood dans l’alimentaire, SlowFlower mise sur le local et le respect des saisons.

Même en hiver, c’est beau…Les mois d’hiver ont leurs légumes et leurs fruits. On peut trouver des renoncules du Var, des tulipes provenant de la Sarthe, des roses de Noël, des violettes d’Occitanie, des anémones locales,…bref, les fleurs du jardin (ou pour moi de la garrigue)!

Et puis, ce n’est pas plus cher ! La proximité géographique permet une réduction des coûts, répercutée sur le prix de vente. Pas de frais de transport ou d’inflation liée à la cotation boursière (notamment pratiquée aux Pays Bas). En choisissant local, on aide ainsi au maintien de la filière horticole française. Rappelons qu’en dix ans, sous la pression de la concurrence étrangère, un producteur sur 2 a disparu!

C’est facile à trouver : il y a forcément un fleuriste SlowFlower près de chez vous. Pour le trouver , on peut chercher sur labelfleursdefrance.fr.  le Collectif de la fleur française, répertorie les fleuristes garantissant au moins 50% d’origine française sur leurs étals ainsi que des horticulteurs soucieux du respect de l’environnement.

coquelicot slow flower

Bon, acheter des fleurs n’est surement pas la priorité du moment. Mais pensons à l’après, pensons au beau et à ce qui nous rend heureux. Comme j’ai la grande chance d’habiter au plus près de la nature, dans la garrigue, j’ai tout loisir pour en profiter lors de chacune de mes sorties matinales, autorisées. Il m’arrive d’en cueillir pour moi et pour en laisser sur le boite aux lettres de ma voisine, une mamie de 80 ans, en pleine forme, très positive et solidaire qui m’offre régulièrement des œufs tout frais ! Vive la vie à la campagne #Slow life

ADMINISTRATIF, AIDANTS SALARIÉS

Aidant salarié : quels sont vos droits ?

Aidant salarié, vous êtes environ 11 millions. Votre entreprise a-t-elle une politique ou charte RSE (Responsabilité Sociétale et Environnementale) ? Si tel est le cas, il est fort possible que des dispositifs spécifiques pour les salariés aidants y aient été intégrés. Si non, sachez qu’il existe des dispositifs légaux proposés à tout un chacun, détaillés ci dessous.

Le congé de proche aidant portant sur l’adaptation de la société au vieillissement, permet de suspendre une activité professionnelle pour accompagner un proche présentant un handicap ou une perte d’autonomie d’une particulière gravité.  D’une durée de 3 mois maximum, il est renouvelable dans la limite d’un an sur l’ensemble de la carrière professionnelle. Le maintien de l’emploi est garanti.  Pour en savoir plus, cliquer ici.

Le congé de solidarité familiale est un congé permettant de s’absenter pour accompagner un proche en fin de vie ou en raison de la gravité de son état de santé. D’une durée de 3 mois maximum, il n’est renouvelable qu’une seule fois. C’est un congé sans solde mais la loi du 2 mars 2010 a créé, notamment pour les bénéficiaires de ce congé, une allocation journalière d’accompagnement d’une personne en fin de vie. Il peut être, en accord avec l’employeur, transformé en périodes d’activité à temps partiel . Pour en savoir plus, cliquer ici.                                      

Le congé de présence parentale prévu aux articles L1225-62 à L1225-65 du Code du travail donne droit à un capital de 310 jours dans la limite de 3 ans pour s’occuper d’un enfant de moins de 20 ans, gravement malade, handicapé ou gravement accidenté rendant indispensable une présence soutenue et des soins contraignants. Ce congé, renouvelable, n’est pas rémunéré mais il est possible de percevoir une allocation journalière de présence parentale. Pour en savoir plus, cliquer ici.

L’allocation journalière d’accompagnement d’une personne en fin de vie peut être attribuée aux personnes suspendant ou réduisant leur activité professionnelle pour accompagner une personne en phase avancée ou terminale d’une affection grave et incurable.

  Un aménagement du temps de travail est également possible. Pour les aidants et les proches des personnes en situation de handicap, le Code du travail permet un aménagement des horaires visant à faciliter l’accompagnement des personnes (article L 3122-26 du Code du Travail). L’accord d’entreprise visant à accompagner les salariés aidants prévoit également qu’à cette fin, le collaborateur aidant pourra solliciter un entretien spécifique auprès de son manager de façon à identifier les adaptations possibles sur son poste de travail et compatibles avec l’exercice de son activité.

 Recevoir une aide fiscale : si vous avez accueilli sous votre toit un ascendant sans ressources, vous pouvez déduire de votre revenu global, sans avoir à fournir aucune justification, une somme forfaitaire par ascendant recueilli. Pour en savoir plus, cliquer ici.

Les possibilités de formation pour l’aidant :  La loi n° 2009-879 dite «Hôpital, patients, santé et territoires» prévoit que la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) assure le financement des dépenses de formation des aidants, notamment dans le cadre du plan Alzheimer. Cette loi met en place des formations de deux jours par an pour les aidants et une aide financière à la reprise du travail évaluée à 1 000 €. Ces modules de formation ont pour objectif de permettre à l’aidant d’assurer au mieux son rôle auprès de son proche en lui donnant notamment la possibilité de mieux connaître la maladie de l’aidé. Pour en savoir plus, cliquer ici.

 Le Plan pour l’amélioration de la qualité de vie des personnes atteintes de maladies chroniques en 2007/2011 prévoit de permettre aux aidants de pratiquer certains gestes indispensables à  la  vie  quotidienne des malades, habituellement du ressort des seuls professionnels de santé. Pour en savoir plus, cliquer ici.

Je vous invite également à retrouver sur la page « Liens utiles« , une liste d’associations susceptibles de vous renseigner et de vous accompagner.