HUMEURS, SLOW LIFE

Éloge de la lenteur

A cette question d’un admirateur : Combien de temps avez-vous mis à faire ce dessin ?  « 60 ans !» avait répondu Picasso.

Avant le décret de confinement, nous tombions unanimement d’accord pour voir dans nos agendas saturés le premier marqueur d’une vie où le rythme effréné, l’urgence, la vitesse avaient pris le dessus. A cela, s’ajoutait la précipitation, la nécessité d’accélérer pour parvenir à tout réaliser. Une forme d’hyperactivité boulimique; un constat sans appel et une prise de conscience d’autant plus massive en ces temps de pandémie mondiale.

DICTIONNAIRE AMOUREUX DE L'AIDANT

Dictionnaire Amoureux de l’Aidant : E comme Équilibre

“Le rassurant de l’équilibre, c’est que rien ne bouge. Le vrai de l’équilibre, c’est qu’il suffit d’un souffle pour tout faire bouger.” Julien Grack

A l’époque où elle rentrait dans la vie active, ma fille avait mis dans son CV, à la rubrique “point fort” : équilibrée! J’avais trouvé cela original et plutôt culotté. On l’a souvent questionnée sur ce point lors de ses entretiens d’embauche. Je trouvais qu’elle avait ainsi désamorcé nombre de questions tournant finalement autour de cette notion sous jacente : Que font vos parents ? Etes-vous en couple? Désir d’enfants ? Pratiquez vous un sport? Etc, etc…

Être en capacité d’être un (bon) aidant, efficace, passe par garder à l’esprit son propre équilibre.

Au début de mon parcours d’aidant, mon esprit, ma vie, mon quotidien ont été de l’ordre du chaos total. Je ne me posais même plus la question de ce qui était équilibré ou de ce qui devait l’être. En fait, cela n’avait plus aucun sens, ni même aucun intérêt. Ce n’était tout simplement pas à l’ordre du jour. J’avançais, sur le fil, comme je pouvais. Je subissais les événements. Et puis un jour, j’ai compris que si je devais vraiment pouvoir aider, il fallait que je sois stable, du moins stabilisée. Cela a coïncidé avec le début de mes problèmes physiques : mes douleurs cervicales, et, par conséquence, mon intérêt nouveau pour les pratiques sportives dites d’équilibre, comme le Yoga ou mieux, le Pilates.

Pratiquer un sport d’équilibre : Yoga ou Pilates

Les postures d’équilibre m’ont semblé extrêmement difficiles au début. Je pense tout simplement que c’était parce ce que je démarrais dans la pratique et que, comme j’ai pu le comprendre par la suite, au niveau du mental, tout était plutôt sens dessus dessous.

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SLOW LIFE

Connaissez-vous le mouvement SlowFlower?

Le mouvement SlowFlower, en provenance des pays anglo-saxons arrive tout doucement, chez nous. Il a commencé à être mis sous les projecteurs dans le courant de l’année 2018, et je vous propose quelques bonnes raisons de l’adopter :

renoncules slow flower

Ça a du sens : on se préoccupe de la traçabilité de notre nourriture, alors pourquoi pas de celle de nos bouquets ? Près de 90% des fleurs coupées sont importées, et pour la plupart, chargées en conservateurs chimiques pour assumer le temps de transport.Comme pour SlowFood dans l’alimentaire, SlowFlower mise sur le local et le respect des saisons.

Même en hiver, c’est beau…Les mois d’hiver ont leurs légumes et leurs fruits. On peut trouver des renoncules du Var, des tulipes provenant de la Sarthe, des roses de Noël, des violettes d’Occitanie, des anémones locales,…bref, les fleurs du jardin (ou pour moi de la garrigue)!

Et puis, ce n’est pas plus cher ! La proximité géographique permet une réduction des coûts, répercutée sur le prix de vente. Pas de frais de transport ou d’inflation liée à la cotation boursière (notamment pratiquée aux Pays Bas). En choisissant local, on aide ainsi au maintien de la filière horticole française. Rappelons qu’en dix ans, sous la pression de la concurrence étrangère, un producteur sur 2 a disparu!

C’est facile à trouver : il y a forcément un fleuriste SlowFlower près de chez vous. Pour le trouver , on peut chercher sur labelfleursdefrance.fr.  le Collectif de la fleur française, répertorie les fleuristes garantissant au moins 50% d’origine française sur leurs étals ainsi que des horticulteurs soucieux du respect de l’environnement.

coquelicot slow flower

Bon, acheter des fleurs n’est surement pas la priorité du moment. Mais pensons à l’après, pensons au beau et à ce qui nous rend heureux. Comme j’ai la grande chance d’habiter au plus près de la nature, dans la garrigue, j’ai tout loisir pour en profiter lors de chacune de mes sorties matinales, autorisées. Il m’arrive d’en cueillir pour moi et pour en laisser sur le boite aux lettres de ma voisine, une mamie de 80 ans, en pleine forme, très positive et solidaire qui m’offre régulièrement des œufs tout frais ! Vive la vie à la campagne #Slow life

ADMINISTRATIF, AIDANTS SALARIÉS

Aidant salarié : quels sont vos droits ?

Aidant salarié, vous êtes environ 11 millions. Votre entreprise a-t-elle une politique ou charte RSE (Responsabilité Sociétale et Environnementale) ? Si tel est le cas, il est fort possible que des dispositifs spécifiques pour les salariés aidants y aient été intégrés. Si non, sachez qu’il existe des dispositifs légaux proposés à tout un chacun, détaillés ci dessous.

Le congé de proche aidant portant sur l’adaptation de la société au vieillissement, permet de suspendre une activité professionnelle pour accompagner un proche présentant un handicap ou une perte d’autonomie d’une particulière gravité.  D’une durée de 3 mois maximum, il est renouvelable dans la limite d’un an sur l’ensemble de la carrière professionnelle. Le maintien de l’emploi est garanti.  Pour en savoir plus, cliquer ici.

TEMOIGNAGES, VU DANS LA PRESSE

Les coupeurs de feu, ces mystérieux guérisseurs qui apaisent les brûlures.

Article de Juliette Bénabent pour Télérama

Longtemps ignorés par la médecine, les coupeurs de feu guérissent les brûlures de la radiothérapie, les zonas, apaisent la douleur…

Leur nom circule par le bouche-à-oreille. Longtemps ignorés par la médecine, les coupeurs de feu guérissent les brûlures de la radiothérapie, les zonas, apaisent la douleur… On ne sait pas comment, mais ça marche.
À la clinique de Perpignan, on ne lui avait rien dit. Ni qu’elle serait douloureusement brûlée par les rayons de la radiothérapie, qui ciblaient une tumeur au sein droit. Ni que des gens, appelés coupeurs de feu, peuvent parfois apaiser la douleur. Après quelques séances de rayons, Christine, 52 ans, s’est retrouvée brûlée au troisième degré. Elle montre des photos : son sein, son aisselle, son cou, à vif. « Ma peau partait en lambeaux », raconte cette petite femme pimpante, qui a teint en rouge vif ses cheveux repoussés depuis la fin du traitement, il y a un an.


Devant ses douleurs « insoutenables », son médecin l’a mise sous morphine. Une infirmière venait changer ses pansements trois fois par jour. Alors Christine s’est souvenue du monsieur qui avait, un jour, guéri sa grand-mère d’un zona. « Je l’ai appelé, il m’a reçue le jour même. Je me suis allongée sur la table de son cabinet, il a mouillé ses mains et les a posées sur mes brûlures, à travers les pansements. J’ai senti la chaleur de ses paumes et, en quelques minutes, la douleur s’est éloignée. J’ai fondu en larmes : enfin quelqu’un m’aidait, c’était la fin d’un cauchemar. »

HUMEURS

Dictionnaire Amoureux de l’Aidant : P comme Patrimoine

Le Patrimoine” de Philip Roth, une histoire vraie.

Quatrième de couverture : Ce récit, écrit à la première personne, raconte la lente maladie du père de l’auteur âgé de quatre-vingt-six ans, sa lutte obstinée pour vaincre la tumeur au cerveau qui finira par l’emporter. Dans ce combat contre le drame de la vieillesse, le fils guide et assiste le père jusqu’à s’identifier à lui. Patrimoine est une histoire vraie (comme le précise le sous-titre) dont Herman, le père, plus encore que le fils, est le barde. Une histoire cruelle et émouvante, que l’intégrité d’Herman, son refus de l’héroïque et de l’édifiant préservent pourtant de la complaisance et du sentimentalisme. Un récit qui proclame l’infinie complexité et la permanence de la vie, la nécessité de se souvenir, de ne rien oublier, car “être vivant, c’est être fait de mémoire. Si un homme n’est pas fait de mémoire, il n’est fait de rien”. Une élégie d’horreur et de compassion, mais aussi d’amour.

J’ai longtemps repoussé la lecture de ce livre.

J’ai longtemps repoussé la lecture de ce livre. Mais une fois décidée, je l’ai lu d’une seule traite. Il m’a submergée. Par l’analogie de la trajectoire et les similitudes de caractères – autoritaires et peu ouverts – de nos ascendants. Une histoire de génération sans doute…

HUMEURS

Je m’étais pourtant promis de ne plus jamais travailler dans la « Com ».

Ah non, plus jamais ça ! Je m’étais pourtant promis de ne plus jamais travailler dans la « Com ».

Mon premier job : Chargée de communication, dans une entreprise de Travaux Publics. Pour démarrer dans la vie active, vous conviendrez qu’il y a plus confortable.

Petite mais agile, je m’y suis fait une place, aussi bien sur les chantiers – j’organisais de nombreuses conférences de presse pour les inaugurations de tronçons d’autoroutes, ouvrages d’art, … – qu’au sein même de l’entreprise, bien blottie juste à portée de main du Directoire 😉.

Avec le recul, je me dis que l’époque était sympa, nous étions investis, l’entreprise exigeait beaucoup mais l’avenir nous semblait prometteur et puis, nous étions précurseurs : le journal interne était conçu par un dessinateur BD en mode ludique pour traiter une réalité parfois rugueuse et terriblement concrète.

Un des volets du job était de représenter le Directoire lors de réunions de mécènes. A l’époque, le sponsoring culturel était très en vogue et sur la place de Montpellier, on avait plutôt l’embarras du choix pour les festivals estivaux : Printemps des Comédiens, Montpellier Danse, Festival Radio France.

Bref, les missions étaient riches et variées. Mais au début de ma carrière, j’étais assoiffée de contenu, en quête de sens, et je ne trouvais pas mon compte dans la communication; J’y voyais seulement l’écume des choses, un léger reflet des actions concrètes réalisées.

Depuis, j’ai mis du fond dans la forme, j’ai rempli ma besace de chiffres (au contrôle de gestion puis au service crédit d’une banque), j’ai ouvert des magasins, j’ai managé des commerciaux, j’ai monté des plannings pour du service à la personne, j’ai enseigné l’anglais, j’ai rédigé des cahiers des charges, j’ai créé mon entreprise de formation, tout ça pour finalement revenir à mes premières amours : la « com », dans le secteur du vin, par le prisme de la communication corporate et surtout du digital.

J’ai trouvé que la discipline avait autant évolué que moi, qu’elle s’était professionnalisée, mais pas dénuée d’une approche ludique, et qu’elle était clairement porteuse de sens.

J’ai ouvert un blog, pour commencer à écrire un épisode de ma vie personnelle, j’ai voulu en ouvrir un pour mon entreprise mais ils n’étaient pas prêts, et j’ai commencé à m’intéresser au storytelling. Que n’avais-je fait là ! C’est sans fin ! il y a tellement d’histoires incroyables à raconter : des rencontres, des territoires, des anecdotes, des produits, des échecs, des remontadas, des entreprises, des fleurs, des circuits courts, des levers de soleil, des familles, des CEO en plein questionnement, des engagements, des ambitieux, des bienveillants, des intègres, des malins, des sourires, des labels, des jeunes, des anciens, des transmissions, des espoirs.

Mea culpa, chère « Com », je ne te renie plus, je t’aime à nouveau et j’ai envie de passer beaucoup de temps avec toi. Alors, oui je me lance, je vais être Raconteuse d’histoires, Brand Content pour certains, Copywriter ou Chargée de Mise en récit pour d’autres, Communicante pour tous.

RESEAU ASSOCIATIF, TEMOIGNAGES

Maisons de vie, maisons d’envies : Une écrivain nous livre une nouvelle délicate sur la fin de vie.

La fin de vie, la maladie, la mort : voilà des sujets susceptibles de concerner chacun d’entre nous un jour ou l’autre, en tant que malade ou en tant que proche aidant, et ce quel que soit son âge.

Ce ne sont pas des sujets auxquels on n’a pas envie de penser, que l’on cherche plutôt à éviter et pourtant : il est possible de faire de la fin de vie un moment serein, encore riche de moments doux avec ses proches. Un peu partout en France, des gens se battent pour faire émerger des Maisons de Vie, qui permettront à chacun de vivre sa vie jusqu’au bout dignement, des lieux qui offriront du répit aux proches aidants et qui leur donneront l’opportunité de se retrouver sans que la maladie ne vienne interférer.

Hélène Blockelet

Mais comment expliquer cela au plus grand nombre ? Comment sensibiliser le grand public à ce sujet tabou ? L’association « Maison de vie, Maison d’envies », dans les Côtes d’Armor, a décidé pour cela de faire appel à une écrivain, Hélène Blockelet, pour écrire une nouvelle qui interpellerait les lecteurs et les aiderait à comprendre le principe et l’intérêt d’une maison de vie.

Sensibiliser le public avec une nouvelle

Cette nouvelle, la voici. La fin sera à découvrir en suivant ce lien qui vous conduira au site de l’association…

EMBARQUEMENT IMMEDIAT, HUMEURS, UTILITES & FUTILITES DU QUOTIDIEN

Bonnes résolutions …. Il est encore temps ! Je vous propose de découvrir le programme “Trip and Trees”.

L’an dernier, j’ai beaucoup, beaucoup voyagé. Débutée par un séjour au Pérou 2019 s’est clôturée par un séjour à Krabi, en Thaïlande. Avec, entretemps, Londres, Essaouira, Bristol, Lisbonne . A chaque fois, des voyages pour profiter de ma famille, pour retrouver des amis, pour me retrouver moi aussi, car j’en avais éprouvé un fort besoin après mon « expérience Aidante » ; mais quand l’heure du bilan (et des bonnes résolutions) est arrivée en ce mois de janvier, j’avoue que je n’étais pas très fière de mon bilan carbone.L’an dernier, j’ai beaucoup, beaucoup voyagé. Débutée par un séjour au Pérou 2019 s’est clôturée par un séjour à Krabi, en Thaïlande. Avec, entretemps, Londres, Essaouira, Bristol, Lisbonne . A chaque fois, des voyages pour profiter de ma famille, pour retrouver des amis, pour me retrouver moi aussi, car j’en avais éprouvé un fort besoin après mon « Expérience Aidante », mais quand l’heure du bilan (et des bonnes résolutions) est arrivée en ce mois de janvier, j’avoue que je n’étais pas très fière de mon bilan carbone. O joie de la synchronicité, je recevais un mail d’Air France, qui en m’informant de ces actions de compensation me donnait du même coup une opportuntié de me racheter : « Agir ensemble pour un voyage responsable »

L’an dernier, j’ai beaucoup, beaucoup voyagé.

Machu Picchu avec mon neveu Martin

Débutée par un séjour au Pérou, l’année 2019 s’est clôturée par un séjour à Krabi, en Thaïlande.

Avec, entretemps, des escapades à Londres, Essaouira, Bristol, Lisbonne. A chaque fois, des voyages pour profiter de ma famille, pour retrouver des amis, pour me retrouver moi aussi, car j’en avais éprouvé un fort besoin après mon « Expérience Aidante ». Mais quand l’heure du bilan (et des bonnes résolutions) est arrivée en ce mois de janvier, j’avoue que je n’étais pas très fière de mon empreinte carbone.

Ô joie de la synchronicité, je recevais un mail d’Air France, qui en m’informant de ses actions de compensation sur son impact environnemental me donnait l’occasion de me racheter : « Agir ensemble pour un voyage responsable » , avec son programme “Trip and Trees”.

Que se cache t il derrière ce joli slogan ? Un programme de reforestation sur certains points stratégiques de la planètes. Pour ma part, je m’apprête à replanter au Congo! Si vous souhaitez en savoir plus sur ce programme, Cliquer ICI

 

ADMINISTRATIF, RESEAU ASSOCIATIF

Café des Aidants : un moment pour vous !

Les Cafés des Aidants sont des lieux, des temps et des espaces d’information, destinés à tous les aidants, quels que soient l’âge et la pathologie de son proche. 

Ces rencontres ont lieu une fois par mois et sont co-animés par un travailleur social et un psychologue ayant une expertise sur la question des aidants. A chaque rencontre une thématique est proposée pour amorcer des échanges autour de son vécu d’aidant. L’objectif est de vous offrir un lieu dédié, pour échanger et rencontrer d’autres aidants dans un cadre convivial (un café associatif, un bar, un restaurant, etc.).

Je vous ai déjà parlé dans un précédent article de ma première participation à un café des Aidants : c’est un endroit et surtout un moment “douillet” , privilégié, qui permet de parler ou d’écouter, selon ses besoins, ses envies et de ressentir le temps d’une réunion la chaleur de la communauté des aidants et des référents spécialisés.

Prochaine réunion sur Montpellier le samedi 25 février :

Pour en savoir plus, cliquer ICI.